Atelier d’écriture

A l’occasion de la 10éme édition du Printemps des Poètes, nous vous proposons de participer à un atelier d’écriture “interactif” sur notre blog ; les poèmes que vous nous soumettrez seront publiés sur le site, puis affichés sous forme de feuillets volants, banderoles etc… dans la librairie pendant la durée de l’événement. Si vous le souhaitez, nous vous proposons également de venir en faire la lecture en public !
Le thème de cette année est “l’éloge de l’autre”, vous pouvez donc choisir de vous en inspirer, et pourquoi pas, d’y ajouter la contrainte oulipienne suivante, appelée “Belle Absente” : Poème composé en l’honneur d’une personne d’un sexe ou de l’autre. Le poème comporte autant de vers que les lettres du nom de la (ou du) destinataire (comme dans l’acrostiche). L’on s’interdit d’utiliser dans le premier vers la première lettre du nom, dans le deuxième vers la deuxième lettre, et ainsi de suite. Toutes les autres lettres doivent au contraire être présentes dans chaque vers.
Bien entendu, les poèmes d’inspiration libre sont eux aussi acceptés !
Pour nous faire parvenir vos œuvres : librairie@entrchienetloup.net
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Commentaires
Et voici trois très beaux poèmes en anglais, écrits par Termeh :
As your pummeling pulse lulls me to sleep,
Nestled like a bantling in the tender
Drape of your arms, I lay in absolute
Marvel at your face. You are beautiful.
No flora or fauna, no sun or moon
Can ever stand as your rival in grace.
Only you can see hope where I see none
You are the drop of rain in the desert
The ray of light that cuts the crimson sky.
As you give yourself to the luring night
I trace my fingers through the curvature
Of your moist lips, wriggling from your embrace,
To place upon them one last goodnight kiss.
* * *
An open window lets raindrops flutter onto our bed
As I unfold my arm to snatch a piece of sky
You waken and invite me to hold you instead
The silken breeze smells of July
”So speak to me my love”, I say,
Tracing down your back the letters L-O-V-E
The pending shadows taint my skin with grey
When you answer ”How can you be in love with me?”
”Our love’s a pearl, thereof
The luster inside continues to create
As daily grains assemble the mold of our love
Till the day the laborious blend is complete.”
My reply gives birth to a satisfied smile
That disperses its warmth for the while.
* * *
Memory of love
I hear wet droplets trickle on my windowsill.
The thunder fades away into the dusk as the images surge my weary eyes.
The storm was over and night had fallen on us like an ivory curtain.
We looked up at the stars poised in the sky like wreaths of crystal woven within the toils of an imperceptible celestial web.
A drifting, soppy leaf glistened like a spoon licked clean.
It rocked ots way down fro the branch, slicing the thin air till it landed peacefully on your chest.
We had settled by a sleeping stream.
Palm to palm, your skin radiated glinted warmth across my being like ways of electric current through our souls bound together in a constant ocean of pleasure.
We melted into the marshy land that engulfed the amalgam of our bodies into its paunch and belched any trace of poison as if the rooted trees craved the prolificacy springing out of our amorous display.

Librairie
A l’occasion du Printemps des Poètes, voici une interprétation originale du thème “éloge de l’autre” par Oph avec ces deux épitaphes pour des personnages de jeux de rôles :
Épitaphe pour Marendil
Il tomba en ce jour où tombèrent tant d’autres
Morts pour la liberté dans les plaines du Nord
Mais je le vis périr, lui qui était des nôtres
Quand je repense à lui, mon cœur en tremble encore
Il était sage et fou comme sont les meilleurs
Sage et de bon conseil, apprécié de chacun
Fou comme il faut bien l’être pour donner son cœur
Et sa vie pour un monde qui n’en saura rien
C’était un musicien avant d’être un guerrier
Mais il avait juré de vaincre l’ennemi
Si nous fûmes vainqueurs, ce fut bien cher payé
On ne se fait jamais à la mort d’un ami
* * *
Épitaphe pour Marina
Un sourire se perd en un torrent de pleurs
En ce jour de printemps, qu’il soit trois fois maudit!
C’est une plaie de plus qui fait saigner mon coeur
Et couvre d’un linceul les couleurs de la vie.
N’avions-nous pas assez subi en notre chair
Les meurtrissures d’un destin qui nous poursuit ?
Fallait-il nous ôter encore tes yeux clairs ?
Fallait-il nous plonger dans cette triste nuit ?
Avoir vu ton visage voilé de tristesse
Était déjà pour moi une épreuve cruelle,
Au point que je croyais, dans ma grande faiblesse,
Que ta vie à venir serait un peu plus belle.
J’avais tort, le malheur s’est encore acharné.
Tu es morte ce soir, jolie fée au grand cœur
Qu’en cet instant fatal je n’ai pas protégée.
Puisses-tu être mieux là-haut, petite sœur.