Chronique : Fountain Society - Wes Craven

Wes Craven est plus connu comme cinéaste (Les Griffes de la Nuit, l’Emprise des Ténèbres, la Colline a des Yeux, les trois Scream…) que comme écrivain. Et clairement il est plutôt catalogué dans le registre des films d’épouvante… Son roman reste dans le même domaine. Wes Craven revisite les thèmes de la créature de Frankestein et de la fontaine de jouvence (qui inspire le titre de l’œuvre).

Les désirs d’immortalité de quelques scientifiques, appuyés par les cols blancs de Washington et l’armée, justifient certaines dérives de la recherche scientifique : créations de clones et transplantation de vieux cerveaux dans des corps plus jeunes… Peter Jance est aux portes de la mort, mais ce scientifique n’a pas terminé ses travaux de recherches sur une nouvelle arme surpuissante de l’armée. On lui offre la possibilité de revenir dans un corps plus jeune. De rajeunir. La solution est simple, il s’agit de transplanter son cerveau dans le corps de son clone. Et l’auteur, de nous faire partager les affres de son héros (?), qui pour rajeunir est responsable de la mort d’un autre. De son clone. Peter reprend ses travaux, mais rapidement, quelque chose ne va pas. Il a des souvenirs qui ne sont pas les siens et se découvre de nouveaux réflexes… Qui est-il maintenant ? Peter ou son clone ? Ou les deux ? Et je passe sur les relations avec sa femme et celle de son clone. Je passe aussi sur le coté thriller paranoïaque complot d’état…

A travers son roman, l’auteur mets en exergue un devenir possible ou le clonage thérapeutique peut se transformer en source d’immortalité. Il présente des technologies qui existent aujourd’hui et pose quelques questions d’actualité sur les dérives de la recherche scientifique.

Le thème de mémoire génétique, ou plus généralement celui des greffes qui dégénèrent avec la personnalité du donneur qui “hante” le receveur, est un classique du film d’épouvante (The Eye de Oxide Pang et Danny Pang, par exemple). Et Wes Craven ne déroge pas à la règle. Le scénario du roman est bien rythmé, est intéressant, mais reste néanmoins assez classique, sans réelle surprise. Le roman est bien écrit (et traduit), on se laisse emmener jusqu’à la fin sans regretter l’avoir commencé. Il reste néanmoins quelques zones d’ombres que l’auteur n’a pas défini et la fin est peut-être un poil bâclée.

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